Le projet scientifique de l'unité

Date de mise à jour : 10 décembre 2015

L'UR AGIRs focalise ses recherches à la fois sur ces maladies qui fragilisent les communautés rurales et péri-urbaines des pays du Sud et sur la gestion de la santé au sein de ces populations vulnérables. Dans le cadre d’approches holistiques (One Health & EcoHealth), les travaux menés visent à évaluer les risques par une implantation forte sur le terrain et des méthodes de suivi, d'analyse et de modélisation aux interfaces entre animaux sauvages, domestiques, environnements et populations humaines. Afin de prévenir et limiter les causes et les conséquences de ces risques, l’unité contribue au développement et à l'évaluation de méthodes et de dispositifs innovants de surveillance et de contrôle intégrant santé animale et santé publique.

Objectifs

  • Identifier et évaluer au travers de dispositifs  pérennes de surveillance, les risques sanitaires majeurs (réels ou perçus) liés à l’animal et pouvant pénaliser la santé publique et vétérinaire, le développement et la sécurité des sociétés du Sud et mettre le Nord en danger.
  • Rechercher et quantifier les facteurs structurels et fonctionnels, les mécanismes des principaux risques épidémiologiques portés ou subis par l'animal en intégrant variabilité et incertitudes liées aux changements locaux ou globaux qui les affectent.
  • Promouvoir une approche intégrée des risques liés à l'animal au sein et aux interfaces des systèmes "Homme-Animal" par la recherche de leurs déterminants partagés liés à la mobilité, aux milieux et aux marchés ("One Health").
  • A l’aide de modèles et de scénarios, concevoir et expérimenter des outils intégrés de prévention, de gestion et d’intervention pour surveiller, prévenir et limiter leurs causes et/ou leurs conséquences (crises).
  • Intégrer la perception du risque, de l’individu aux institutions, la formation et la communication sur les risques liés à l’animal dans les instruments et les politiques de gestion et de prévention.

Deux approches complémentaires privilégiées

  • Une approche relative aux maladies des animaux sauvages et domestiques. L’objectif est d’identifier les déterminants des comportements et de l’évolution dans le temps et l’espace de maladies importantes en termes d’impacts sanitaires et économiques. Il s’agit de maladies transfrontalières, émergentes ou endémiques : influenza aviaire, maladies vectorielles, fièvre aphteuse, tuberculose, peste porcine africaine, etc. Plusieurs de ces maladies sont transmissibles à l’homme (zoonoses), ce qui demande de développer des collaborations avec le secteur médical.
  • Une approche relative à la santé qui se focalise sur le fonctionnement des socio-écosystèmes hébergeant des communautés d’hôtes (animaux, homme) et de pathogènes. Les objectifs sont d’évaluer les risques pour la santé animale et publique et de proposer des méthodes d’optimisation pour la gestion de ces risques (surveillance, contrôle). Il s’agit d’étudier, en lien avec acteurs et décideurs, les populations animales sauvages et les filières domestiques dans leurs environnements écologiques et socio-économiques.

Ces deux approches sont complémentaires et sont mises en œuvre conjointement au sein de programmes et projets sur les divers terrains de l’Unité. Elles sont basées sur l’intégration de plusieurs disciplines scientifiques : écologie, épidémiologie, sciences de l’homme et de la société, biostatistiques et mathématiques appliquées. Cette intégration est également permise par la mise en œuvre des concepts « One Health » et « Ecohealth ».

Date de mise à jour : 10 décembre 2015

Cookies de suivi acceptés